OIF – Le Rwanda sollicite le soutien du Congo pour la candidature de Louise Mushikiwabo
La diplomatie rwandaise intensifie ses efforts pour obtenir un large soutien à la candidature de Louise Mushikiwabo à la tête de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). En témoigne la récente visite du ministre rwandais de l’Intérieur, Vincent Biruta, à Oyo, dans la région de la Cuvette, où il a rencontré le président congolais Denis Sassou N’Guesso.
Selon des sources concordantes, cette visite officielle avait un double objectif. Tout d’abord, Vincent Biruta a transmis les félicitations du président rwandais Paul Kagame à son homologue congolais à la suite de la présidentielle du 15 mars, qui a confirmé Denis Sassou N’Guesso à la tête du Congo-Brazzaville. Cette marque de considération diplomatique s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations bilatérales entre les deux pays.
L’autre volet de cette visite était toutefois plus stratégique. Le ministre rwandais a profité de cette entrevue pour solliciter officiellement le soutien du Congo à la candidature de Louise Mushikiwabo à la tête de l’OIF. Cette démarche s’inscrit dans une offensive diplomatique plus large du Rwanda, qui multiplie les contacts avec les pays membres de la francophonie pour convaincre de la pertinence de cette candidature.
Louise Mushikiwabo, actuelle secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie, brigue un second mandat à la tête de cette institution. Sa réélection passe par l’obtention du soutien d’une majorité des pays membres, ce qui explique l’activisme diplomatique du Rwanda ces dernières semaines.
La réaction du Congo à cette sollicitation reste pour l’instant inconnue. Le pays, membre influent de l’OIF, pourrait jouer un rôle déterminant dans l’issue de cette élection. Les observateurs notent que Denis Sassou N’Guesso, qui préside par ailleurs l’Union africaine, pourrait être un allié de poids pour le Rwanda dans cette compétition diplomatique.
Cette démarche rwandaise témoigne de l’importance stratégique que revêt l’OIF pour les pays africains, qui y voient un levier de diplomatie culturelle et linguistique sur la scène internationale. La bataille pour la présidence de cette institution s’annonce donc particulièrement serrée dans les prochains mois.
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